Tout Laos…

Notre entrée au Laos s’est faite dans la poussière : des dizaines de camions et bulldozers… Ambiance… La Chine investit dans le pays et ça se voit dès le passage de frontière.

Jungle et petits villages

Après cette entrée en matière surprenante, on continue notre descente vers le Sud. De la petite route qui nous emmène à Pakbeng à la piste défoncée qui longe le Mékong (entre Luang Prabang et Ventiane), les sourires et “Sabaidee” (bonjour) des enfants nous ont accompagné et encouragé chaque jour.

Bô pen yang

Le Laos a été le pays le plus bombardé au monde. Aujourd’hui encore les bombes larguées entre 1964 et 1973 par U.S. Air force continuent de faire des dégâts parmi la population. Malgré cela, Les laotiens ont toujours le sourire aux lèvres. Bô pen yang (Pas de soucis), c’est le maitre mot des habitants qui ont l’art de vivre l’instant présent.

Calme et authentique

Encore épargné par le tourisme et le modernisme dans certaines provinces, le Laos reste assez authentique. Du coq au buffalo, en passant par le chien, le cochon, la vache, la chèvre et bien d’autres… Ils ont fait la route avec nous. Ici, les animaux gambadent en toute liberté avant de finir dans l’assiette bien-sur !

Temples superbes, cascades et paysages montagneux magnifiques, on a aimé… sans oublier la “Beerlao” pour la réhydratation…

China : Actes Sud

Nos deux mois passés en Chine sont déjà derrière. Retour en image sur cette partie de Shangri-la au Laos en passant Les Gorges du Tigre, Lijiang, Dali, Pu’er et Jinghong.

La montagne, ça nous gagne (encore et toujours)

Jusqu’à la frontière, on ne l’a pas lâchée. Descente, yeaaaa… montée, yooooo…. Descente, montée… Enfin bon, que ça sans jamais passer par la case départ. Pas toujours simple pour trouver un bon plan bivouac. Mais, même si parfois on avait un peu de mal à se faire comprendre, l’accueil a toujours été vraiment sympathique.

Banana split…

Vers le sud, on glisse doucement vers une ambiance tropicale. Cultures de bananes, de piments, d’ananas, de café et bien sûr de thé. Près de la frontière, des pans entiers de montagnes sont recouverts d’hévéas. Esthétiquement magnifique, mais ça reste de la mono-culture intensive. La température grimpe et on traine encore nos doudounes dans les sacoches…

On garde un excellent souvenir de ces 2 mois en Chine. On entre maintenant au Laos par le Nord, montagne et jungle au menu…

Un milliard quatre cent millions et moi et moi...

Décrocher notre visa chinois en Mongolie n’était déjà pas une mince affaire. Et bien, il faut croire que l’on aime ça, puisque l’on vient de patienter une bonne semaine à Shangri-la pour obtenir notre extension d’un mois supplémentaire.

Chine première partie : De Pékin à Shangri-la, en passant par Xian, Chengdu et Litang.

On a faim, on a faim…
Gros changement une fois la frontière passée. Fruits et légumes en quantités restreintes en Mongolie sont ici en vente à tous les coins de rue avec une variété et un choix incroyable. On va se régaler en Chine, sans manger de viande mais avec des baguettes !
Le moindre petit bout de terrain semble cultivé. Ça laboure, ça plante ça récolte… Ça ne s’arrête jamais ! Surprenants ces chinois.

Ni hao
Des chinois, des chinoises… En ville ça bouillonne. Impossible d’être seul. Tai chi tôt le matin pour démarrer la journée, danses dans les parcs fleuris ou sur les places. Bruits de moteurs, voix fortes, parfums de cuisines, odeurs de gasoil, tout se mélange.
À Pékin, une grande partie des scooters et triporteurs sont électriques. Mais comme ils klaxonnent pour signaler leur arrivée, le niveau sonore reste impressionnant. Vivement la montagne…

Ça grimpe chef
Passé Chengdu, on quitte le plancher des vaches. Enfin bon, on va essayer de prendre un peu d’altitude, parce que des vaches (et des yacks), en fait, on va surtout en retrouver là haut. Vélo et bus, on enchaine avec plus ou moins de facilité les cols en naviguant entre 2000 et 4500 m d’altitude.
On découvre la partie tibétaine de la Chine avec toujours beaucoup de sourires et d’encouragements. Temples, stupas et drapeaux de prières rythment notre parcours.
On se régale en pédalant du Sichuan au Yunan le long du fleuve Yangtze à la rencontre des minorités Naxi.
Un peu de camping sauvage et de nature… pfiouuuuu ça fait du bien…

Nomades parmi les nomades

La Russie nous avait déjà pas mal bousculé. Mais la Mongolie nous a décollé la pulpe du fond. Une plongée directe dans la vie nomade et ses grands espaces… À tous niveaux, magnifique….

La route

Après un passage de frontière de la Russie vers la Mongolie quelque peu chaotique… Le passage ne peut se faire que motorisé : Zou, vélos propulsés dans une camionnette… et dans un bazar infernal : plus de 5 heures pour passer la frontière.
S’en suit 350 km de route parsemée de nids de poules (assez grands pour la poule, le coq et tous les poussins), de vaches, de chevaux, de moutons, de chèvres, de chauffards parfois mais surtout d’encouragements, de sourires et de rencontres.
Des paysages grandioses !

La ville

Un dernier virage en montagne… et… Oulan-Bator apparait : Énorme, polluée, bruyante, embouteillée… Un mixe entre tradition et hyper-modernisation comme toutes les capitales. Incontournable en Mongolie, tout passe par là : les routes, les bus, le train, l’aéroport… C’est aussi pour nous un passage indispensable pour décrocher notre visa pour la Chine… Galères, nuit passée au pied de l’ambassade, des heures à attendre, à essayer d’entrer… Mais aussi à faire de belles rencontres.
La période n’est certes pas propice pour les étrangers, seulement dix visas par jours délivrés aux non-mongols. C’est la rentrée et nombreux sont les étudiants mongols à vouloir étudier en Chine. Ils ont donc impérativement besoin d’un visa. Et tous ne l’auront pas à temps pour la rentrée.
Le saint-graal en poche, enfin prêt pour… 36 heures au lit… surement du à un système digestif fragile face à une eau parfois… différente…

La piste

On quitte ensuite le bruit de la ville. Direction plein ouest pour découvrir la cité de Genghis Khan à Kharkhorin. Nous passerons 4 jours à longer la rivière Orkhon. Coupé du monde, hors du temps, que de la piste et quelques éleveurs, des marmottes, des vautours... Envoutant.
La piste a eu raison de notre seconde dynamo… Pour l’énergie nous ne pouvons maintenant plus compter que sur le soleil.

Le désert

Retour à Oulan-Bator pour cette fois prendre la direction de la Chine, plein Sud. Le désert de Gobi dans sa partie orientale. Des heures à rouler, méditation assurée… dans un environnement calme et apaisant. Des nuits magnifiques passées sous un ciel étoilé.
De belles rencontres tout au long du parcours. Cette traversée de la Mongolie a été, à pleins de niveaux, énergisante et ressourçante pour nous.

La Mongolie et ses habitants nous ont conquis, mais ici l’hiver approche, China, nous voilà !

Good Bye, Lenin!

Vous allez rire... Si si vous allez rire...

Comme pour la fin du premier chapitre, on est totalement débordé !
La vie de cycliste nomade est un travail de tous les instants, un marathon du quotidien... Surtout une fois sorti du confort européen... La Russie nous a surpris de Saint-Petersbourg à Oulan-Oude en passant par Moscou ou le Lac Baïkal. Merci à tous les Russes que nous avons croisés sur notre route pour leur accueil et leur générosité.

On ne s'engagera donc pas cette fois sur les textes à venir...

Mais le périple continu et bien sûr on vous tient informé... au moins avec quelques images ! Dès que les réseaux mongols nous le permettront !

Fin du premier chapitre

On boucle un peu à l'arrache notre premier chapitre " Européen " avant notre entrée en Russie le 29 juillet. Petit retour en images sur ces derniers pays traversés, de Stockholm (Suède) à Tallinn (Estonie) en passant par Riga (Lettonie). Sous un soleil radieux, en longeant la mer baltique.

Connexion plus aléatoire à partir de maintenant.

On vous tient informé... dès qu'on le peut...

Au Nord vais-je ?

Bon, jusque là, on pourra dire : c'était plat ! La Norvège nous a fait prendre de l'altitude. Mais pas que...

Norway - Corsica / match nul

La mer, les lacs, la montagne, les cascades... Pas besoin de choisir, tout y est, même la neige. Un peu comme en Corse ? Oui, bien que très différent !
Grande sensation de liberté et de connexion à une nature imposante et apaisante (mais quelque fois un peu rude aussi !). Même les maisons semblent sortir de terre, toutes en bois avec leurs toits végétaux.

La capitale à taille humaine

Pas plus d'habitants que sur la métropole lilloise. À Oslo, on peut tout faire à pied ou en vélo : se balader, se baigner, se retrouver en forêt, aller skier ou même aller au boulot (si si... mais pas rentrer trop tard, hein ?).

Ça roule

Déjà plus de 3000 kms dans les mollets et plusieurs kilos laissés en route nous ont permis de franchir quelques cols à plus de 1000 mètres. Chaud devant, chaud...

Et ça broute...

Moutons, élans, castors, sportifs en roller-ski, quelque soit l'altitude, on a croisé une faune variée et colorée tout au long de notre traversée. Des odeurs enivrantes (de la végétation, pas des sportifs croisés !) nous ont stimulés lors des moments difficiles. Les couleurs semblent plus contrastées (des ciels incroyables), on en prend plein les yeux.
Enfin, la Norvège, on a adoré. Même si on a surtout découvert la partie plutôt Sud : d'Oslo à Bergen.

A suivre, retour en Suède avant de partir plus à l'Est.

 

On dirait le Sud !

Deux possibilités... La première, c'est que l'on soit peu doué pour se servir d'une boussole. Hum... Ça ne serait pas impossible. La seconde, c'est que le thermostat général est complètement déréglé ! Parce que du Danemark à la Suède, on a eu bien chaud.

La capitale de la "deux-roue"

Copenhague, vivante et intéressante, magique pour les cyclistes, beaucoup de choses à voir, juste en se promenant à vélo grâce à ses 450 km de pistes cyclables. On adore... Au musée du Design, on a même vu une petite expo "en Français" sur mai 68.

Le temps dure longtemps

La nuit, le soleil se couche... Et bien pas sur. Ou il faut trouver le bon créneau. Il faut se coucher très tard ou se lever très tôt pour pouvoir voir une étoile. Une chance pour recharger nos batteries au solaire. Yes !

La vie à l'état sauvage

Petit retour à la nature. En dehors des villes, en Suède, libre accès à la nature pour tous "Allemansrätt" (droit de passage et de cueillette) qui permet a chacun de profiter de la nature : vélo, équitation, ski, camping sauvage sur tous terrains (à certaines exceptions près). Alors, on profite...

Le rêve américain ?

Grosse décapotable américaine des années 60, golf, tennis, bronzage... La région de la côte sud ouest de la suède (de Helsingborg à Göteborg), c'est un peu la Californie. Néanmoins, malgré nos look de baroudeurs mal lavés, on y a trouvé un accueil chaleureux et bienveillant.

On est arrivé en Norvège. Et là gros changement... Altitude, fraicheur et courants d'air...

 

 

Direction le NoOOOooord

Mille kilomètres, les yeux rivés en direction du soleil levant jusqu'à Berlin. Et là changement de cap, on prend plein Nord, en espérant que les vents favorables seront avec nous.

Berlin déboussolant

Arrivés à Berlin, on baigne assez vite dans une ambiance street art et liberté. Mais on retrouve aussi une face importante de l'histoire de la ville avec entre autre l'histoire du mur et de la séparation du pays en deux.

La remonté fantastique

Rostock marque la fin de notre périple germanique. Trois semaines sur les routes du pays où nous avons été chaleureusement accueillis (par les moustiques aussi ;o) avec de temps en temps une plongée en pleine nature sous le soleil en camping sauvage. Aucun problème mécanique. Un vrai bonheur de rouler en vélo, tout est fait pour le cycliste, même en campagne. Mais même si l'on a déjà délesté un peu nos montures, les bestiaux restent bien chargés. Il faudra sans doute encore épurer un peu avant de pouvoir prendre sereinement de l'altitude...

Hygge

Quelques kilomètres de repos sur le ferry, et nous voici à Gedser au Danemark, histoire de voir si l'esprit "Hygge" y est bien présent. Le camping sauvage y est interdit, mais il existe plein de petits lieux, plus ou moins aménagés qui permettent de camper à la sauvage (www.udinaturen.dk) avec un minimum de confort... Génial, non ? Quelques jours à Copenhague et nous seront très vite en Suède.

Ps : L'œuvre d'un street-artiste lillois s'est glissé dans une des photos de Berlin.
Une bière fraiche offerte à notre retour au premier qui trouve...

Seconde question, juste pour le fun... Ou fait-on le plein d'eau ?

 

Deutsche Qualität

Nous avons du refaire le plein ! Après plus de 800 kms... Nos vélos (de marque allemande et oui...) ne seraient-ils finalement que des vélosolex ??
Notre avancée vers le Nord (Est) leur fait en tout cas rencontrer de plus en plus de confrères.

Miam, Miam...

C'est vrai que nous transportons avec nous un peu d'énergie fossile. Mais aucun moteur à explosion caché dans le cadre de nos vélos. C'est juste que pour savourer un petit café le matin et un repas chaud le soir, un réchaud s’avère parfois nécessaire. Le notre peut fonctionner à l'essence, énergie que l'on peut trouver partout à défaut de gaz ou de petit bois disponible.

Münster, la capitale

Pas du fromage bien sur. Münster (en Allemagne) est la capitale allemande du vélo. C'est vrai qu'il y en a partout. Des petits, des grands, des durs, des mous, des avec un grand cou...
Beaucoup de monde lors de notre passage dans la ville.

Joli mois de Mai... oh eh, oh eh, oh eh

Coquelicots, Bleuets, Genets, Robinier faux acacia, lilas, tralali... tralala... Festival de couleurs et d'odeurs enivrantes agrémentent notre parcours.

Ich bin ein Berliner

Après quelques aléas, nous voilà enfin à Berlin. Accueil très chaleureux, on découvre.

A suivre....