Encore et Angkor…

Retour à une ambiance roots… Fini le confort thaïlandais, bienvenue au Cambodge !

On remet le masque

Fini les routes poussiéreuses ? Et bien non ! Sortis des grands axes, on fera sans le macadam. C’est poussiéreux mais moins dangereux. C’est à croire que les camions, bus et gros 4x4 n’ont pas de freins, juste un klaxon. Un coup de klaxon, on sursaute et on plonge dans le bas côté en évitant le scooter qui vient à contre sens. C’est simple en fait… Pas reposant mais simple. Bon ! L’imagination des khmers dans le bricolage de leurs remorques pour scooters n’a pas de limite. Au moins ça nous aura bien amusé sur la route.

En pyjama

Non ! On ne rêve pas. Les femmes font du scooter en pyjama. De toutes les couleurs, une collection de motifs infinis, satinés et raffinés. Le pyjama est à la mode pour les femmes khmers. Il fallait y penser mais quitte à se simplifier la vie, autant se simplifier la tenue…

Blup blop blouuuup

Ok, on s’était déjà reposé sur les iles thaïlandaises. Et bien, même si la côte cambodgienne est plutôt restreinte, on y a trouvé une des ambiances les plus relax de notre parcours. Ça doit être dans les gênes khmers… décontraction, pas d’horaires, pas de stress… plaisir de vivre. Bon ! Côté déchets… Ouuuu làààà !!! Le sujet est grand ouvert !

Et des sourires, encore et encore…. (merci Francis)

Au pays du sourire

Confort…
Ok ! En Thaïlande on roule à gauche mais le macadam est roi. Pour le vélo c'est le paradis. Deux mois dans le pays, le rythme s'est ralenti….

Backpackers de tout poil

On avait un peu perdu l'habitude de voir tant de visages occidentaux.
Chiang Mai, c'est un peu le passage obligé des backpackers qui voyagent en Thaïlande. Mais comme toujours dans le pays l'ambiance est détendue et l'accueil souriant. Pause massage…

De l'air a Bangkok

Deux jours après notre arrivée dans la capitale, on apprend que le gouvernement prévoit de créer des pluies artificielles pour réduire les particules présentes dans l'air. Gloups… Tousss, tousss… On y fait un passage éclair. 

Pause au milieu des poissons

Plutôt que d’attendre un nouveau pic record de pollution au fond des poumons, on est parti voir les poissons… Direction les îles de Koh Tao puis celle de Koh Chang. On apprécie nos premiers ploufs depuis les dernières trempettes en mer Baltique… Yesss

A part ça ? 

On a aimé la campagne, la montagne, les temples, le cri des geckos et les sourires….
Tout est ici assez facile !
On a pas trop aimé les chiens indépendants, les fourmis en surnombre et les puces de sable indépendantes elles aussi…. Gratt, gratt…

Tout Laos…

Notre entrée au Laos s’est faite dans la poussière : des dizaines de camions et bulldozers… Ambiance… La Chine investit dans le pays et ça se voit dès le passage de frontière.

Jungle et petits villages

Après cette entrée en matière surprenante, on continue notre descente vers le Sud. De la petite route qui nous emmène à Pakbeng à la piste défoncée qui longe le Mékong (entre Luang Prabang et Ventiane), les sourires et “Sabaidee” (bonjour) des enfants nous ont accompagné et encouragé chaque jour.

Bô pen yang

Le Laos a été le pays le plus bombardé au monde. Aujourd’hui encore les bombes larguées entre 1964 et 1973 par U.S. Air force continuent de faire des dégâts parmi la population. Malgré cela, Les laotiens ont toujours le sourire aux lèvres. Bô pen yang (Pas de soucis), c’est le maitre mot des habitants qui ont l’art de vivre l’instant présent.

Calme et authentique

Encore épargné par le tourisme et le modernisme dans certaines provinces, le Laos reste assez authentique. Du coq au buffalo, en passant par le chien, le cochon, la vache, la chèvre et bien d’autres… Ils ont fait la route avec nous. Ici, les animaux gambadent en toute liberté avant de finir dans l’assiette bien-sur !

Temples superbes, cascades et paysages montagneux magnifiques, on a aimé… sans oublier la “Beerlao” pour la réhydratation…

China : Actes Sud

Nos deux mois passés en Chine sont déjà derrière. Retour en image sur cette partie de Shangri-la au Laos en passant Les Gorges du Tigre, Lijiang, Dali, Pu’er et Jinghong.

La montagne, ça nous gagne (encore et toujours)

Jusqu’à la frontière, on ne l’a pas lâchée. Descente, yeaaaa… montée, yooooo…. Descente, montée… Enfin bon, que ça sans jamais passer par la case départ. Pas toujours simple pour trouver un bon plan bivouac. Mais, même si parfois on avait un peu de mal à se faire comprendre, l’accueil a toujours été vraiment sympathique.

Banana split…

Vers le sud, on glisse doucement vers une ambiance tropicale. Cultures de bananes, de piments, d’ananas, de café et bien sûr de thé. Près de la frontière, des pans entiers de montagnes sont recouverts d’hévéas. Esthétiquement magnifique, mais ça reste de la mono-culture intensive. La température grimpe et on traine encore nos doudounes dans les sacoches…

On garde un excellent souvenir de ces 2 mois en Chine. On entre maintenant au Laos par le Nord, montagne et jungle au menu…

Un milliard quatre cent millions et moi et moi...

Décrocher notre visa chinois en Mongolie n’était déjà pas une mince affaire. Et bien, il faut croire que l’on aime ça, puisque l’on vient de patienter une bonne semaine à Shangri-la pour obtenir notre extension d’un mois supplémentaire.

Chine première partie : De Pékin à Shangri-la, en passant par Xian, Chengdu et Litang.

On a faim, on a faim…
Gros changement une fois la frontière passée. Fruits et légumes en quantités restreintes en Mongolie sont ici en vente à tous les coins de rue avec une variété et un choix incroyable. On va se régaler en Chine, sans manger de viande mais avec des baguettes !
Le moindre petit bout de terrain semble cultivé. Ça laboure, ça plante ça récolte… Ça ne s’arrête jamais ! Surprenants ces chinois.

Ni hao
Des chinois, des chinoises… En ville ça bouillonne. Impossible d’être seul. Tai chi tôt le matin pour démarrer la journée, danses dans les parcs fleuris ou sur les places. Bruits de moteurs, voix fortes, parfums de cuisines, odeurs de gasoil, tout se mélange.
À Pékin, une grande partie des scooters et triporteurs sont électriques. Mais comme ils klaxonnent pour signaler leur arrivée, le niveau sonore reste impressionnant. Vivement la montagne…

Ça grimpe chef
Passé Chengdu, on quitte le plancher des vaches. Enfin bon, on va essayer de prendre un peu d’altitude, parce que des vaches (et des yacks), en fait, on va surtout en retrouver là haut. Vélo et bus, on enchaine avec plus ou moins de facilité les cols en naviguant entre 2000 et 4500 m d’altitude.
On découvre la partie tibétaine de la Chine avec toujours beaucoup de sourires et d’encouragements. Temples, stupas et drapeaux de prières rythment notre parcours.
On se régale en pédalant du Sichuan au Yunan le long du fleuve Yangtze à la rencontre des minorités Naxi.
Un peu de camping sauvage et de nature… pfiouuuuu ça fait du bien…

Nomades parmi les nomades

La Russie nous avait déjà pas mal bousculé. Mais la Mongolie nous a décollé la pulpe du fond. Une plongée directe dans la vie nomade et ses grands espaces… À tous niveaux, magnifique….

La route

Après un passage de frontière de la Russie vers la Mongolie quelque peu chaotique… Le passage ne peut se faire que motorisé : Zou, vélos propulsés dans une camionnette… et dans un bazar infernal : plus de 5 heures pour passer la frontière.
S’en suit 350 km de route parsemée de nids de poules (assez grands pour la poule, le coq et tous les poussins), de vaches, de chevaux, de moutons, de chèvres, de chauffards parfois mais surtout d’encouragements, de sourires et de rencontres.
Des paysages grandioses !

La ville

Un dernier virage en montagne… et… Oulan-Bator apparait : Énorme, polluée, bruyante, embouteillée… Un mixe entre tradition et hyper-modernisation comme toutes les capitales. Incontournable en Mongolie, tout passe par là : les routes, les bus, le train, l’aéroport… C’est aussi pour nous un passage indispensable pour décrocher notre visa pour la Chine… Galères, nuit passée au pied de l’ambassade, des heures à attendre, à essayer d’entrer… Mais aussi à faire de belles rencontres.
La période n’est certes pas propice pour les étrangers, seulement dix visas par jours délivrés aux non-mongols. C’est la rentrée et nombreux sont les étudiants mongols à vouloir étudier en Chine. Ils ont donc impérativement besoin d’un visa. Et tous ne l’auront pas à temps pour la rentrée.
Le saint-graal en poche, enfin prêt pour… 36 heures au lit… surement du à un système digestif fragile face à une eau parfois… différente…

La piste

On quitte ensuite le bruit de la ville. Direction plein ouest pour découvrir la cité de Genghis Khan à Kharkhorin. Nous passerons 4 jours à longer la rivière Orkhon. Coupé du monde, hors du temps, que de la piste et quelques éleveurs, des marmottes, des vautours... Envoutant.
La piste a eu raison de notre seconde dynamo… Pour l’énergie nous ne pouvons maintenant plus compter que sur le soleil.

Le désert

Retour à Oulan-Bator pour cette fois prendre la direction de la Chine, plein Sud. Le désert de Gobi dans sa partie orientale. Des heures à rouler, méditation assurée… dans un environnement calme et apaisant. Des nuits magnifiques passées sous un ciel étoilé.
De belles rencontres tout au long du parcours. Cette traversée de la Mongolie a été, à pleins de niveaux, énergisante et ressourçante pour nous.

La Mongolie et ses habitants nous ont conquis, mais ici l’hiver approche, China, nous voilà !