Nomades parmi les nomades

La Russie nous avait déjà pas mal bousculé. Mais la Mongolie nous a décollé la pulpe du fond. Une plongée directe dans la vie nomade et ses grands espaces… À tous niveaux, magnifique….

La route

Après un passage de frontière de la Russie vers la Mongolie quelque peu chaotique… Le passage ne peut se faire que motorisé : Zou, vélos propulsés dans une camionnette… et dans un bazar infernal : plus de 5 heures pour passer la frontière.
S’en suit 350 km de route parsemée de nids de poules (assez grands pour la poule, le coq et tous les poussins), de vaches, de chevaux, de moutons, de chèvres, de chauffards parfois mais surtout d’encouragements, de sourires et de rencontres.
Des paysages grandioses !

La ville

Un dernier virage en montagne… et… Oulan-Bator apparait : Énorme, polluée, bruyante, embouteillée… Un mixe entre tradition et hyper-modernisation comme toutes les capitales. Incontournable en Mongolie, tout passe par là : les routes, les bus, le train, l’aéroport… C’est aussi pour nous un passage indispensable pour décrocher notre visa pour la Chine… Galères, nuit passée au pied de l’ambassade, des heures à attendre, à essayer d’entrer… Mais aussi à faire de belles rencontres.
La période n’est certes pas propice pour les étrangers, seulement dix visas par jours délivrés aux non-mongols. C’est la rentrée et nombreux sont les étudiants mongols à vouloir étudier en Chine. Ils ont donc impérativement besoin d’un visa. Et tous ne l’auront pas à temps pour la rentrée.
Le saint-graal en poche, enfin prêt pour… 36 heures au lit… surement du à un système digestif fragile face à une eau parfois… différente…

La piste

On quitte ensuite le bruit de la ville. Direction plein ouest pour découvrir la cité de Genghis Khan à Kharkhorin. Nous passerons 4 jours à longer la rivière Orkhon. Coupé du monde, hors du temps, que de la piste et quelques éleveurs, des marmottes, des vautours... Envoutant.
La piste a eu raison de notre seconde dynamo… Pour l’énergie nous ne pouvons maintenant plus compter que sur le soleil.

Le désert

Retour à Oulan-Bator pour cette fois prendre la direction de la Chine, plein Sud. Le désert de Gobi dans sa partie orientale. Des heures à rouler, méditation assurée… dans un environnement calme et apaisant. Des nuits magnifiques passées sous un ciel étoilé.
De belles rencontres tout au long du parcours. Cette traversée de la Mongolie a été, à pleins de niveaux, énergisante et ressourçante pour nous.

La Mongolie et ses habitants nous ont conquis, mais ici l’hiver approche, China, nous voilà !

patrice dumas

graphic bike tour, 677 Avenue de la République, Lille, Hauts-de-France, 59800